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150 avant JC : naissance de TELO MARTIUS Toute l'histoire
de Toulon s'explique par son site exceptionnel. Il faut remonter 2000
ans d'histoire pour voir les marins romains pénétrer les
premiers dans la rade. Télo-Martius,
petite bourgade de la Provincia Romana, est l'une des deux teintureries
impériales de Gaulle qui produit la pourpre, colorant naturel de
couleur rouge. Des vigies sont disposées autour de la rade pour prévenir la population du danger venant de la mer. L’un de ces 'faro' le plus célèbre, donnera son nom à la montagne sur laquelle il fut construit : le Faron. |
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La Marine Royale La
cité n’entre réellement dans l’histoire qu’en
1481 quand le royaume de Provence est rattaché au Royaume de France.
Louis XII délaisse le port d’Aigues-Mortes et fait partir
ses vaisseaux de guerre du port de Tholon pour les guerres d'Italie. La
rade se pare de nouveaux édifices de défense telle la Tour
Royale. |
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Les Grandes Expéditions A la mort
de Louis XVI en 1793, les royalistes livrent la ville aux Anglais. Malgré tout, Toulon reste le port incontournable de la côte méditerranéenne et devient le point de départ d’innombrables aventures maritimes vers des terres lointaines : l’Algérie (1830), l’Afrique occidentale, l’Indochine, le Mexique ... Bonaparte part de la rade pour la campagne d’Italie (1796) et l’expédition d’Egypte (1798). Dumont
d’Urville part pour découvrir l’Antarctique et prendre
possession pour la France d’une terre baptisée Adélie,
prénom de sa femme, toulonnaise de souche ! |
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| Napoléon Bonaparte Le 28 août 1793, excédés et apeurés par la terreur jacobine, les Toulonnais entrèrent en rébellion contre la Convention et se livrèrent aux Anglais qui proposaient aux royalistes de leur garantir la ville. La Convention répliqua aussitôt en assiégeant la ville pendant quatre mois. En décembre, après l’arrivée de renforts d’Italie et du général Dugommier, l’offensive reprit suivant un plan de Bonaparte. Le jeune capitaine d’artillerie s’illustra grâce à son génie militaire. Menant l’armée républicaine à la victoire, c’est à Toulon, à l’âge de 24 ans, qu’il gagna ses galons de général. « Quand j’étais jeune officier, dira-t-il en 1804, je me suis promené dans Toulon. Qui m’eût dit que la destinée m’appellerait un jour à reprendre la ville ». Napoléon Bonaparte séjournera par la suite à plusieurs reprises à Toulon lors des préparatifs d’expéditions en Corse, en Italie et en Egypte. A la tête de l’armée d’Italie, en mars 1796, le futur empereur franchit la porte à qui l’on donna plus tard le nom de porte d’Italie. Le 19 mai 1798 quinze vaisseaux, douze frégates, deux cents bâtiments de transports rassemblés en rade de Toulon emportaient Bonaparte, son armée d’Orient et ses savants pour sa célèbre expédition d’Egypte. En 1840, c’est du port de Toulon que partit la frégate pour rapatrier la dépouille mortelle de Napoléon Bonaparte. La Belle Poule parcourut la Méditerranée, traversa l’Atlantique sud pour se rendre à Sainte Hélène et ramener en France les cendres de Napoléon. |
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La Belle Epoque Napoléon III, conscient de l’importance capitale de Toulon en Méditerranée, décide de la réalisation de la Haute Ville, quartier haussmanien clair et aéré, en contradiction avec la Basse Ville, le Toulon du Moyen Age (le Baron Haussman fut Préfet du Var au milieu du XIXe siècle). L’opéra, la gare, le boulevard de Strasbourg, le lycée Impérial, la place de la Liberté, le Grand Hôtel, le jardin Alexandre 1er et les nombreux immeubles bourgeois donnent à Toulon une nouvelle impulsion. |
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Galères et Bagne Mues à l’origine par des recrues turques, les galères royales furent peuplées dès 1748 de forçats qui ramaient pieds rivés au banc, poignets enchaînés à l’aviron, mangeaient et dormaient sans quitter leur place. Lorsque se répandit l’usage du canon, les galères se révélèrent dépassées et furent supprimées. Les galériens furent affectés aux divers travaux de l’arsenal. Logés primitivement sur d’anciennes galères, qui formaient le « bagne flottant », ils furent ensuite transférés dans des bâtiments établis à l’intérieur de l’arsenal. Ce bagne fut définitivement supprimé en 1873 et remplacé par celui de Cayenne en Guyane. Des personnages légendaires y purgèrent leur peine : Jean Valjean, héros du roman de Victor Hugo, ou François Vidocq, devenu par la suite chef de la sûreté à Paris. |
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La Libération de Toulon Le débarquement
en Provence le 15 août 1944 a été l’une des
opérations les plus réussies de la deuxième guerre
mondiale. La bataille fut pourtant dure et d’une rare violence. Le Général de Lattre de Tassigny dispose seulement de 16 000 combattants soutenus par trente chars et quatre vingt canons de moyen calibre. Les Français font preuve d’un élan irrésistible. Du 24 au 26 août, la division Magnan enlève les derniers points de résistance. Le 26 août au soir la ville est totalement libérée. Le
27 août les troupes françaises défilent dans Toulon
devant le Général de Lattre de Tassigny dont l’audace
avait permis de prendre en sept jours une des places les mieux défendues
d’Europe. |
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Toulon
du XXe siècle |
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